
Journée d'Études

Les modalités d'encadrement dans et par le sport.
État des lieux et trajectoires comparées
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Metz, le mercredi 7 mai 2008
ë Porteurs de projet
Julien PIERRE, A.T.E.R. en STAPS, EA 1342, Univ.
Marc Bloch, Strasbourg II
Nathalie SÉVILLA, Maître de conférences IUFM/STAPS, CRULH, Univ. Paul Verlaine,
Metz
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Organisateurs
L’Université Paul Verlaine, UFR Sci.
F.A., Département STAPS
L’Équipe d’Accueil en Sciences du Sport – EA 1342, UFR STAPS, Université Marc
Bloch, Strasbourg II
ë Intérêt scientifique
Le principe d’encadrer – d’exercer une activité
d’encadrement – est traditionnellement lié à l’univers et au champ sémantique
militaires. Plus récemment appréhendée à travers le prisme de l’entreprise et de
l’activité des cadres, la notion d’encadrement s’applique actuellement à des
espaces pluriels. Sa définition, tout comme les modalités de son usage, évoluent
dans l’espace et dans le temps. Pour polysémique et flottante qu’elle puisse
paraître a priori, la notion d’encadrement recouvre des logiques de
fonctionnement communes qui peuvent être décelées. Encadrer, c’est tenter de
définir et d’indiquer le sens d’une ou de plusieurs tâches à accomplir,
d’orienter l’action d’une personne dans une direction souhaitée (les
dictionnaires insistent sur le principe « d’entourer d’un cadre », de « mettre
dans un cadre »). Si les chercheurs semblent s’accorder sur quelques principes
d’un « socle commun » de la notion d’encadrement (injonction, prescription,
subordination, formation, l’exercice d’une influence sur), cette activité
s’applique différemment selon l’espace social considéré.
Parce qu’il peut à la fois s’avérer être un outil
d’encadrement (du paternalisme sportif aux stages d’incentive en entreprise,
d’une inculcation de valeurs à une animation sportive socioculturelle –
patronages catholiques et laïques) mais également constituer un terrain sur
lequel se jouent ces situations d’encadrement (sport à l’école, clubs sportifs
amateurs et/ou professionnels, centres de vacances et de loisirs), le sport
représente un terrain particulièrement fertile pour analyser l’évolution des
modalités d’encadrement. Or, quel que soit le secteur d’activité considéré, les
formes d’encadrement dans et par le sport évoluent et se transforment dans le
temps. Ses versions modernes et édulcorées semblent s’inscrire en opposition au
cadre disciplinaire dépeint notamment par Foucault (1975). Comment les modalités
d’encadrement, prenant le sport comme outil et/ou comme terrain d’exercice, ont
évolué au cours du temps ? Se sont-elles transformées de la même manière selon
les institutions concernées ? Quels ont été, quels sont les modèles prônés ou
appliqués ? Les usages du sport permettent-ils de confirmer la thèse plus
générale d’un passage d’une philosophie de l’encadrement à une philosophie de
l’animation ?
A travers un double niveau d’analyse – on encadre
par des pratiques mais aussi des discours –, cette journée d’études vise à
analyser la manière dont s’applique l’activité d’encadrement (et ses modalités
d’usage) dans et par le sport à travers différents espaces sociaux (associatifs,
scolaires, économiques, etc.). Les réflexions s’élaboreront autour, d’une part,
d’une approche diachronique qui permettra d’appréhender les évolutions majeures
des formes et des normes de l’encadrement avant de comparer leurs trajectoires
respectives puis, d’autre part, d’une analyse synchronique qui mettra en lumière
les similitudes et les différences entre le sens actuel et les usages modernes
de l’encadrement. Ces études comparatives permettront de mettre en relief des
nuances de formes d’encadrement selon le secteur d’activité et l’espace social
considérés, tout en soulignant les permanences et similitudes d’usages dans le
temps.
ë Discutants
- William GASPARINI (Professeur, EA
en Sciences du sport n°1342, Université de Strasbourg II)
- André GOUNOT (Maître de conférences, EA en Sciences du sport n°1342,
Université de Strasbourg II)
ë Intervenants
- Béatrice BARBUSSE (Maître de
conférences, Laboratoire de recherche Largotec, Université Paris 12)
- Xavier BREUIL (Docteur en histoire, Université de Metz)
- Marion FONTAINE (Docteure en histoire, A.T.E.R. à l'Université du Littoral
Côte d'Opale)
- Laurent GRÜN (Professeur agrégé d’EPS, Doctorant en STAPS, Université de Metz
Bridoux)
- Francis LEBON (Docteur de l’EHESS, chargé de recherche à l’INJEP – UREF)
- Frederik MISPELBLOM BEYER (Professeur de sociologie, chercheur au LHEST (Évry)
associé à la Maison de Recherche sur les Pratiques Professionnelles (MRPP/CNAM),
Université d’Évry)
- Julien PIERRE (A.T.E.R. en STAPS, EA en Sciences du sport n°1342, Université
de Strasbourg II)
- Nathalie SÉVILLA (Maître de conférences – IUFM / STAPS, Université de Metz
Bridoux)
ë Public visé
- Enseignants, chercheurs et
professionnels intéressés par la thématique de l’encadrement par le sport ;
- Étudiants de la licence professionnelle « Animation, gestion et organisation
des APS » du département STAPS de Metz ;
- Étudiants de licence, de master et de doctorat STAPS des Universités de Metz,
Nancy et Strasbourg ;
- Étudiants des départements de sciences humaines et sociales de l’Université
Paul Verlaine (sociologie, anthropologie, etc.), des IUT de Metz et environs
ë Lieu
Université de METZ, UFR Sci F.A.,
Campus Bridoux
Avenue du Général Delestraint
57070 METZ
ë Partenaires
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| Département STAPS |
Équipe d'Accueil n°1342 |
CRULH | Région Alsace |

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